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MasterWorks Canadiens
Gille Vigneault –Tam de delam (Collection Émergence) – 1963 
Article de Robert Thérien
Gilles Vigneault naît à Natashquan, un petit village isolé sur la Haute Côte Nord du Québec. Après son cours classique au séminaire de Rimouski (1942-1950) où il publie quelques poèmes dans des journaux étudiants, il fait du théâtre à l'université Laval à Québec et fonde la revue de poésie "Émourie". Licencié en lettres, il enseigne à Valcartier (1954-1955) puis à l'École de technologie de Québec (1956-1961), tout en animant, à la télévision de la Vieille Capitale, les émissions «Les invités du père Mathias» (SRC, 1955-1956) et «SRC, sans atout» (1958) et en écrivant les textes de «Souvenirs, images du temps» (qu'anime Claudette Avril). Gilles Vigneault lit ses poèmes à la boîte à chansons L'Arlequin de Québec où il rencontre le folkloriste Jacques Labrecque le 12 décembre 1958. Quatre mois plus tard, ce dernier enregistre Jos Hébert, Amenez-en d'la pitoune et Jos Montferrand, chanson qui est bannie des ondes radiophoniques pour son langage "vert". Gilles Vigneault conçoit la série pour enfants «Le grand duc» (SRC, 1959-1963) et fonde Les Éditions de l'Arc où il publie Étraves, son premier receuil de poèmes.
Le 5 août 1960, sur la scène de La Boîte à chanson à Québec, Gilles Vigneault chante pour la première fois en public. Il se constitue rapidement un répertoire original et débute une longue collaboration avec le pianiste Gaston Rochon (ex-Collégiens troubadours). Il chante pour la première fois à Montréal en avril 1961 à la boîte à chansons Le chat noir dont Claude Léveillée est le directeur artistique. Ensemble, ils composent en une nuit les chansons L'hiver et Les rendez-vous. Au fil des ans, Léveillée mettra en musique quelques trente textes de Vigneault, dont quelques-uns se retrouvent sur l'album “Léveillée-Vigneault” qu'enregistre Monique Leyrac en 1963. Vigneault quitte son emploi de professeur en 1961 mais continue d'écrire pour la télévision («Dans tous les cantons», «Variétés», «Filles et garçons»). Il enregistre chez Columbia en février 1962 son premier album qui remporte le Grand prix du disque CKAC grâce notamment aux chansons Jack Monoloy, Quand vous mourrez de nos amours, J'ai pour toi un lac et la célèbre Danse à Saint-Dilon. L'année suivante, Vigneault reçoit le Grand prix du 3e congrès du spectacle et anime, avec Hervé Brousseau et Clémence DesRochers, l'émission «La belle saison» (SRC, 1963). Il termine l'année avec un premier récital à la Comédie-Canadienne (TNM) qui sera, tout au long de sa carrière, sa salle fétiche.
Gilles Vigneault et Gaston Rochon. L'équipe à l’œuvre au début des années soixante.
Voir la partition de l'une des chansons les plus connues «Mon pays». 
En 1964, Gilles Vigneault participe au Gala de l'Indépendance au Forum de Montréal. Cette même année, sa chanson Jack Monoloy se classe deuxième au Festival de la chanson de Sopot (Pologne) grâce à l'interprétation qu'en donne Pauline Julien. Pour le film “La neige a fondu sur la Manicouagan” d'Arthur Lamothe (ONF, 1965), Gilles Vigneault compose la chanson Mon pays qui, interprétée par Monique Leyrac, décroche le premier prix au Festival de la chanson de Sopot. La chanson est également primée lors d'un festival à Ostende, en Belgique, et apporte à son auteur le Prix Félix-Leclerc au *Festival du disque de 1965. Durant ces années, Vigneault a endisqué d'autres grandes chansons, dont Tam ti delam, Ma jeunesse, Si les bateaux, Pendant que, Larguez les amarres, Fer et titane, Le doux chagrin, Les gens de mon pays et Tombe la nuit. Récipiendaire du Prix du Gouverneur-général de 1965 pour son recueil de poèmes Quand les bateaux s'en vont, Gilles Vigneault reçoit en 1966 le Prix de musique Calixa-Lavallée décerné par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Il enregistre un album à Paris cette année-là et fait ses premières armes à Bobino en octobre avec Pauline Julien dans le cadre des “Lundis de la chanson” organisés par Françoise Lo. Il fait la navette entre le Québec et la France pendant trois ans avant de tenir la vedette de l'Olympia à Paris en avril 1969. Après avoir fondé les Éditions du Vent qui vire pour l'édition des textes et de la musique de ses chansons, Gilles Vigneault confie à la compagnie L'Escargot (de Michel Buehler et François Béranger) la publication de ses disques en France. Au Québec, sa carrière est solidement établie, grâce notamment à la parution des chansons Avec les vieux mots, La chanson démodée, La Manikoutai, Ah que l'hiver, Tout l'monde est malheureux, Le nord du nord et Berlu.
En 1970, Gilles Vigneault remporte un prix de l'Académie Charles-Cros pour son album européen “Du milieu du pont” (1969) . En juin, il chante à l'Exposition universelle d'Osaka au Japon. Chantre du pays depuis le début de sa carrière, Gilles Vigneault est profondément marqué par les évènements d'octobre 1970 au Québec. Son engagement politique s'accentue et il participe à de nombreuses manifestations indépendantistes, dont le spectacle “Poèmes et chants de la résistance” présenté à la salle du Gésù en janvier 1971. Il enregistre Lettre de ti-cul Lachance à son premier sous-ministre, une charge virulente contre le premier ministre du Québec de l'époque. Vigneault a mis sur pied au cours de l'année la compagnie de disques Le Nordet pour laquelle enregistreront également Sylvain Lelièvre et Laurence Lepage.
En 1972, Gilles Vigneault chante pour la troisième fois avec l'Orchestre symphonique de Montréal à la Place des Arts, salle où il s'est produit chaque année depuis 1969. En décembre1973, il joue au théâtre dans “Mistéro Bufo”, une pièce de Dario Fo adaptée par Michel Tremblay. En août de l'année suivante, il chante avec Robert Charlebois et Félix Leclerc devant 100,000 personnes assemblées sur les plaines d'Abraham à Québec à l'occasion de la Superfrancofête (album “J'ai vu le loup, le renard, le lion”). La même année, il se produit dans plusieurs villes canadiennes, dont Ottawa, Edmonton, Winnipeg et Toronto. Lors du spectacle de la Fête nationale de 1975 sur le Mont-Royal, Gilles Vigneault met temporairement un terme à une période sabbatique en créant Gens du pays qui deviendra l'une de ses plus célèbres compositions. En juin 1976, il participe, avec Robert Charlebois, Yvon Deschamps, Jean-Pierre Ferland et Claude Léveillée, au spectacle “Une fois cinq”, dont l'enregistrement remporte, en 1977, un grand prix de l'Académie Charles-Cros. Au sommet de sa gloire, Gilles Vigneault donne, en 1977, 50 spectacles à Bobino à Paris et presque autant au TNM à Montréal. Les tournées européennes se succèdent et le chanteur de Natashquan est fait Chevalier de l'Ordre de la Pléiade en France en plus de se voir décerner au Québec le Prix Denise-Pelletier et un doctorat honorifique de l'université du Québec à Rimouski. Depuis 1970, plusieurs chansons marquantes sont venues s'ajouter à un répertoire déjà impressionnant: Le voyageur sédentaire, je m'ennuie, Le temps qu'il fait sur mon pays, Il me reste un pays, Maintenant,. Gros Pierre, Je chante pour, Quand nous partirons pour la Louisiane, J'ai planté un chène, Une branche à la fenêtre, Quand la tendresse vient, Encore une chanson d'amour et Ti-mand tout faire.
En mai 1980, Gilles Vigneault milite activement pour le camp du OUI au référendum constitutionnel. En septembre, de nombreux artistes lui rendent hommage lors du spectacle “Je vous entend chanter” à la Place des Nations à Montréal. Au cours de la même année, Robert Bibeau remplace Gaston Rochon, pianiste accompagnateur, compositeur, arrangeur et directeur musical pour Vigneault pendant 20 ans. Le chanteur effectue une tournée des CEGEP au début des années 1980 puis, fortement sollicité par l'Europe, s'y installe pendant deux ans. Fasciné par les enfants, Vigneault leur a consacré les albums “Les 4 saisons de Piquot” (1978), “Quelques pas dans l'univers l'Eva” (1981), “Un jour, je ferai mon grand cerf-volant” (1983) qui remporte un grand prix de l'Académie Charles-Cros en 1984, et “Chansons, contes et comptines” (1986). En 1983, il reçoit le Prix Denise-Pelletier, volet des Prix du Québec. En 1985, Gilles Vigneault est fait Chevalier de l'Ordre du Québec par le premier ministre René Lévesque, reçoit la Légion d'honneur de la France et le Félix "Témoignage" de l'ADISQ. Le chanteur présente ensuite à Paris le spectacle “Le temps de dire” qui lui vaut un triomphe au TNM à Montréal en 1987. Cette année-là, il reçoit la Médaille Jacques-Blanchet pour la qualité de son œuvre et sa chanson Mon pays remporte le concours de la plus belle chansons québécoise de l'histoire organisé par le réseau Radio-Mutuel. Toujours en 1987, Vigneault remporte un prix Génie pour sa chanson Les iles de l'enfance, écrite pour le film “Équinoxe”, et tient la vedette du film “Tinamer” dont il compose également la chanson-thème qu'interprète Sylvie Tremblay. Depuis 1980, il se signale encore par les chansons Chacun fait selon sa façon, L'arbre du temps, Au fond de nous, Le grand cerf-volant, Mademoiselle Émilie, La nuit, Dans les paysages et Marche avec moi.
En 1988, Gilles Vigneault reçoit en France le prix Henri-Jousselin pour l'ensemble de ses chansons et la médaille Gloire de l'escolle de l'université Laval à Québec. En avril 1990, il est le sujet d'une semaine d'hommage à Paris dans le cadre de son trentième anniversaire de vie artistique. On lui décerne les insignes d'officier des Arts et Lettres, la médaille de Vermeil de la ville de Paris et un autre prix de l'Académie Charles-Cros pour son coffret regroupant 101 de ses chansons. Au Québec, Vigneault participe avec Michel Rivard, Paul Piché, Diane Dufresne et Laurence Jalbert au spectacle “Aux portes du pays” présenté lors de la Fête nationale. En novembre, de nombreux artistes fêtent ses 30 ans de vie artistique lors d'un spectacle présenté dans le cadre des Francofolies de Montréal. En1991, Vigneault signe, avec Marcel Sabourin, la pièce pour enfants “Titom” présentée à la Place des Arts en décembre. Avec sa nouvelle chanson Un monde finit, Vigneault triomphe en juillet 1992 au Festival international d'été de Québec où il reçoit le prix hommage pour l'ensemble de son œuvre. Quelques jours plus tard, il soulève à nouveau la foule lors du méga-concert “Montréal, ville francophone” présenté devant 70 000 personnes au Parc des îles à Montréal, dans le cadre du 350e anniversaire de la ville. Au début de 1993, il reçoit le prix hommage de l'organisme Bourse Rideau pour la qualité et la constance de son œuvre. En septembre, il présente le spectacle “Le pas du portageur” au TNM de Montréal puis en tournée. Gilles Vigneault reçoit, en novembre 1993, le prix "poète et chansonnier" du gouverneur général du Canada. En février 1996, il effectue un retour remarqué avec un nouvel album orchestré par de jeunes musiciens et présente, en septembre, “C'est ainsi que j'arrive à toi” au Monument-National. Le 11 novembre, il participe à Coup de Cœur francophone au CEGEP Maisonneuve de Montréal. La SOCAN lui décerne, quelques jours plus tard, son prix William Harold Moon pour sa contribution à l'essor de la musique canadienne sur la scène internationale. En 2003, Vigneault lance "Au bout du cœur", un nouvel album de chanson et participe à la coalition Eau-Secours pour la préservation de cette ressource première. En 2005, il réalise un de ses rêves en publiant un album de reels et de gigues instrumentaux qu'il a composés. À plus de 78 ans, Gilles Vigneault était toujours actif sur scène et toujours aussi fascinant.
Il a été fait Grand officier de l'Ordre national du Québec en mai 2000 et intronisé au Panthéon des Auteurs et Compositeurs canadiens en 2006.

Gilles Vigneault a écrit des chansons pour quelques films, dont:
"Les bacheliers de la cinquième" (ONF 1961) (Fer et titane, Les semelles de la nuit)
"La terre à boire" (1964) (Le paysage, Beaux et hauts clochers, musiques de Stéphane Venne)
"La neige a fondu sur la Manicouagan" (ONF, 1965) (Mon pays)
"Poussière sur la ville" (ONF 1965) (Poussière sur la ville)
"Acte du cœur" (1970) (La chanson de Martha, La chanson du feu et de l'eau)
"L'homme à tout faire" (Malofilm,1980) (Ti-mand tout faire)
"Equinoxe" (ONF, 1986) (Les îles de l'enfance)
"Tinamer" (ONF, 1987) (Tinamer; musique de Galt MacDermott))
Il a également écrit la musique des pièces de théâtre suivantes:
"Les beaux dimanches", de Marcel Dubé (TNM, 1965)
"Hier, les enfants dansaient", de Gratien Gélinas (TNM, 1966)
Gilles vigneault a lui-même été le sujet des films
"Ce soir-là, Gilles Vigneault" (ONF, 1967) d'Arthur Lamothe
"Je chante pour.../ Why I Sing" (CBS, 1972) de John Howe
"Miroir de Gilles Vigneault" (SRC, 1972) de Roger Fournier
"The Words And Music of Gilles Vigneault" (CBC, 1973) de John Howe
"Mon enfance à Natashquan" (ONF, 1992) de Michel Moreau.
Il a tenu des rôles dans les films:
"La canne à pêche" de Fernand Dansereau (ONF, 1959)
"The Act Of The Heart" de Paul Almond (1970)
"Cordélia" de Jean Beaudin (ONF, 1978)
"Tinamer", de Jean-Guy Noël (ONF, 1987)
De nombreux ouvrages ont été consacrés à Gilles Vigneault et à son œuvre. Citons:
Gilles Vigneault par Aline Robitaille; Montréal 1968, Edition de l'Hexagone, 148 p.
Fernand Séguin reçoit Gilles Vigneault, transcription d'une entrevue diffusée par la SRC en 1968 à l'émission Le sel de la semaine; Editions de l'Homme/ SRC
Gilles Vigneault par Lucien Rioux, Paris, 1969, Editions Seghers, 191 p.
Gilles Vigneault, mon ami par Roger Fournier, Montréal, 1972, Editions La Presse, 204 p Propos de Gilles Vigneault par Marc Gagné, Montréal, 1974, Nouvelles éditions de l'Arc
Gilles Vigneault par Marc Gagné, Québec, 1974, Les Presses de l'université Laval, 975 pages.
Gilles Vigneault: passer l'hiver conversation avec François-Régis Barbry, Paris, 1978, Éditions du Centurion.
Gilles Vigneault, poète et conteur par Donald Smith, Montréal, 1984, Éditions Québec-Amérique, 158 p.
Gilles Vigneault, le poète qui danse par Jean-Paul Sermonte, Paris, 1991, Éditions du Rocher.
Gilles Vigneault a publié de nombreux recueils de poèmes aux Éditions de l'Arc et aux Nouvelles éditions de l'Arc:
Étraves, Québec,1959, Éditions de l'Arc, 167 p.
Contes sur la pointe des pieds, Québec, 1960, Éditions de l'Arc, 122 p.
Balises, Québec, 1964, Éditions de l'Arc, 123 p.
Avec les vieux mots, Québec, 1964, Éditions de l'Arc, 92 p.
Pour une soirée de chansons, Québec, 1965, Éditions de l'Arc, 42 p.
Quand les bateaux s'en vont, Québec, 1965, Éditions de l'Arc, 99 p.
Contes du coin de l'oeil, Québec, 1966, Éditions de l'Arc, 78 p.
Où la lumière chante: album de photos de François Lafortune, textes de Vigneault; Québec, Presses de l'Université Laval, 1966.
Les gens de mon pays, Québec, 1967, Éditions de l'Arc, 115 p.
Tam ti delam: Québec, 1967, Éditions de l'Arc, 90 p.
Ce que je dis, c'est en passant, Québec, 1970, Éditions de l'Arc, 89 p.
Les dicts du voyageur sédentaire, Yverdon, 1970, Editions des Égrez, 162 p. Réédition de Contes sur la pointe des pieds et de Contes du coin de l'oeil (moins deux poèmes). Préface d'Émile Gardaz.
Exergues, Montréal, 1971, Nouvelles Éditions de l'Arc, 128 p.
Les neuf couplets, Montréal, 1973, Nouvelles Éditions de l'Arc, 73 p.
Je vous entend rêver, Montréal, 1974, Nouvelles Éditions de l'Arc, 75 p.
Natashquan- le voyage immobile, Montréal, 1975, les Nouvelle éditions de l'Arc et Éditions internationales Stanké.
À l'encre blanche, Montréal, 1977, Nouvelles Éditions de l'Arc
Silences, 1975-1977, poèmes, Montréal, 1978, Nouvelles éditions de l'Arc.
La petite heure- 1960-1970, recueil de contes, Montréal, 1979, Nouvelles éditions de l'Arc.
Les quatre saisons de Piquot, livre-disque, Montréal, 1979, Nouvelles éditions de l'Arc.
Quelques pas dans l'univers d'Éva, livre-disque, Montréal, 1981, Nouvelles éditions de l'Arc.
Avant que l'hiver, livre d'art sur des vers de Vigneault, lithographies de Monique Mercier, Éditions Prolithe Nicolar Ritz Lauzanne.
Autant de fois que feuille tremble au vent, Montréal, Editions de l'Arc, 1982, 61 p.
Tenir paroles, volume 1 (1958-1967)
Tenir paroles, volume 2 (1968-1983): paroles de chansons, Montréal, Nouvelles éditions de l'Arc.
Assonances, poèmes, Montréal, 1984, Nouvelles éditions de l'Arc
Chansons, contes et comptines, album de photos de François Lafortune, textes de Vigneault; Montréal, Editions Libre 1987, 32 p.
Le Quatredire, poèmes, contes et comptines; desins de Lucie Muller; Edition du Fourneau, 1986
Le grand cerf-volant, poèmes, contes et chansons; Paris, Collection Point-Virgule, Ed. du Seuil, 1986
Le temps de lire, Montréal, Nouvelles Éditions de l'Arc1988, 91 p.
Bois de marée, Montréal, Nouvelles Édition de l'Arc. 1992
Léo et la presqu'île, conte pour enfants; Montréal, Nouvelles Éditions de l'Arc, 1992
Portages, paroles de chansons et contes; Montréal, Nouvelles Éditions de l'Arc, 1993
Gaya et le petit désert, conte pour enfants; Montréal, Nouvelles Éditions de l'Arc, 1994
C'est ainsi que j'arrive à toi, , propos et paroles de chansons; Montréal, Nouvelles Éditions de l'Arc, 1996
Le Cirque, textes de Vigneault, eaux fortes de Jean-Paul Riopelle; Montréal,; Michel Tétreault International, 1996
Entre musique et poésie, 40 ans de chansons; Montréal, Bibliothèque Québécoise, 1997, 253 p.
L'armoire des jours, Montréal, Nouvelles Éditions de l'Arc, 1998
Le piano muet, livre-disque, conte de Vigneault mis en musique par denis Gougeon; illustrations de Gérard Dubois; Montréal, Fides, SMCQ Jeunesse et Atma Musique, 2002
Songo et la liberté, conte de Gilles Vigneault, illustrations de Jean-Paul Riopelle; Québec, Musée du Québec, 2002
Canciones y poemas, chansons et poèmes, choix et traduction de Fabienne Bradu et Adolfo Castanon; Mexico, Ediciones Sin Nombre, 2003
Rencontre, textes de Vigneault, sérigraphies de Jesus de Villalonga; Québec, Galerie Madeleine Lacerte, 2003
Les chemins de pieds, Montréal Montréal, Nouvelles Éditions de l'Arc, 2004
Les oiseaux au fil des saisons, textes de Vigneault, photographies de Suzanne Brülotte; Saint-Constant, Éditions Broquet, 2004
Les gens de mon pays, Montréal, novembre 2005, Ed. L'Archipel, 476 p (intégrale de ses chansons enregistrées)
Liens
http://www.radio-canada.ca/radio/profondeur/vigneault
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